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La mobilité dans les pays en développement

La plupart des citoyens des pays en développement souffrent de conditions de mobilité qui sont mauvaises ou se dégradent. Le cœur du problème est que les villes des pays en développement grandissent et se motorisent très rapidement. Elles n'ont pas eu le temps ou l'argent de construire de nouvelles infrastructures ou de s'adapter à des nouvelles technologies en matière de mobilité. Les villes abritent et transportent trop de gens sur un nombre insuffisant de routes et chemins de fer mal entretenus, et elles manquent généralement de ressources et de dynamisme institutionnel pour régler les problèmes.

En 1950, moins de 30% de la population mondiale habitait en milieu urbain. En 2005, le pourcentage était de 50%, et cette augmentation se produit principalement dans les pays en développement. Les "mégalopoles" de plus de 10 millions d'habitants sont désormais caractéristiques des pays en développement. En 2000, 15 des 19 mégalopoles se trouvaient dans les pays en développement. En 2015, 18 mégalopoles sur 23 s'y trouvent.

 


 

 

Les tendances de la densité démographique dans et autour des villes des pays en développement sont plus ambiguës que dans celles des pays développés. Sur six grandes zones urbaines en Asie Hong-Kong, Djakarta, Kuala Lumpur, Manille, Singapour et Surabaya trois d'entre elles Hong-Kong, Kuala Lumpur et Manille enregistrent une baisse régulière de la densité démographique sur une période de 30 ans. Deux zones sur les trois restantes Djakarta et Surabaya enregistrent une baisse entre 1980 et 1990. Seule Singapour a enregistré une hausse entre 1980 et 1990, bien que sa densité démographique en 1990 soit toujours au-dessous des niveaux de 1960 et 1970.

Dans de nombreux pays en développement, les taux de motorisation (mesurés par le nombre de véhicules par milliers de personnes) sont encore bas par rapport aux pays développés, mais en croissance rapide. Ils se situent aux niveaux européens des années 1950 et 1960 et augmentent à un rythme analogue.

La plupart des gens dans les pays en développement ne peuvent se permettre d'acheter une automobile, et les transports publics restent leur principal moyen de déplacement motorisé.
Malheureusement, les systèmes de transports publics luttent pour répondre à la croissance de la demande et maintenir le niveau des services, tout en disputant l'espace aux voitures et aux camions. La congestion causée par le nombre en croissance rapide des automobiles privées et des camions de marchandises entraîne des embouteillages dans bien des villes des pays en développement. La congestion des rues, associée à une utilisation des terrains et des schémas immobiliers qui poussent les résidents à faibles revenus aux confins de leur ville, touchent les plus démunis de façon disproportionnée. D'autre part, la congestion, les mauvaises habitudes de conduite et un contrôle inadapté de la circulation font de la recherche de mobilité une entreprise périlleuse, en même temps que les morts et les accidents posent un grave problème de santé publique dans de nombreuses cités des pays en développement. Contrairement à la situation observée dans les pays développés, les émissions de polluants, qui posent des problèmes de santé publique sont en augmentation dans les pays développés. Les niveaux ambiants de ces polluants dépassent souvent de beaucoup les niveaux enregistrés dans les villes des pays développés. La croissance extrêmement rapide du nombre de véhicules à moteur, la lente rotation de ces véhicules, la mauvaise qualité des carburants, les retards enregistrés dans l'adoption de techniques modernes de contrôle de la pollution des véhicules, ainsi que le mauvais entretien des véhicules sont autant de facteurs qui contribuent à ces problèmes d'environnement.

 

 

 

 

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